Je remercie sincèrement toutes celles et ceux qui m’ont adressé des messages de soutien depuis hier, à la suite de la publication dans la presse de l’affaire hallucinante de chantage à la candidature dont je fais l’objet de la part de M. Bertoncini.
Ce dernier m’a adressé, il y a trois jours, deux courriels contenant des menaces. Il y tente d’obtenir ma renonciation à présenter ma candidature aux prochaines élections municipales, après avoir évoqué l’existence de prétendus « dossiers » compromettants (qui n’existent pas).
Seule une partie des menaces a été révélée par la presse, il y en a d’autres dans ses mails.. La tentation est grande de les divulguer, car ils marquent clairement l’inaptitude de leur auteur à diriger la commune et en feraient tomber plus d’un de leur chaise, même chez des opposants les plus acharnés.
Ayant saisi le tribunal correctionnel, mon avocat me déconseille toutefois de dévoiler ces courriels, je vais donc suivre sagement ses conseils. Le délit de chantage est passible de cinq ans d’emprisonnement, peine portée à sept ans en cas de passage à l’acte. Vous comprenez ainsi que l’affaire est très sérieuse, même si dans l’attente d’une décision de justice, M. Bertoncini reste présumé innocent.
Je ne le cacherai pas : mes proches sont très inquiets par ce haut niveau d’intimidation. L’un d’eux me disait hier : « si cela va trop loin, la santé doit passer avant la politique ». Je pourrais effectivement choisir de renoncer pour protéger ma famille. Mais ce serait céder. Malgré onze années passées à voter et défendre l’ensemble des projets qu’il dénigre aujourd’hui, M. Bertoncini me connaît encore très mal. Dans la vie comme sur un court de tennis, je ne lâche jamais. Et lorsque vous en êtes à tenter par tous les moyens de dissuader un adversaire potentiel de se présenter, c’est que vous êtes particulièrement fébrile.
J’appelle chacun à la loyauté du « combat » électoral : on peut être en désaccord, parfois vivement, mais respecter les règles d’un débat démocratique. Je n’ai aucun doute que les autres candidats le respecteront. Pour M. Bertoncini, il est déjà trop tard.
