Jean-Paul Joseph
FERMER LA RECHERCHE

En 17 mois, j’ai fait plus pour Bandol que mon prédécesseur en 6 ans

Malgré un contexte politique chaotique, voire malsain, le bilan de 17 mois de mandat est largement positif et je souhaite attirer l’attention des Bandolais sur trois axes majeurs de mon engagement politique qui ont fait l’objet de mesures concrètes.

1. Redressement des finances communales

Je rappelle que lorsque j’ai pris mes fonctions en mars 2014, la commune devait faire face à une situation financière dégradée en raison notamment de l’explosion des charges de personnel qui ont augmenté de 2 millions d’euros entre 2008 et 2014 (=41 recrutements d’agents titulaires sur cette période) et d’une épargne brute qui s’est effondrée entre 2008 et 2013 (2008 = 1.826 000 € / 2013 = 803 000 €).

A cela, s’est ajoutée la baisse vertigineuse des dotations de l’État avec une « perte » pour Bandol de 1 300 000 € sur les 3 ans, soit plus de 14 points d’impôt.

Face à cette situation, j’ai pris mes responsabilités dès le second semestre 2014 en décidant, contre vents et marées, de diminuer les dépenses à caractère général de 565 000 €, soit une économie qui représente plus de 6 points d’impôt.

Grâce à cette politique courageuse de redressement des finances communales, j’ai présenté un budget primitif 2015 sans hausse d’impôt.

Après le rejet par deux fois de ce budget par les groupes de Mme Quilici et de M. Palix et la saisine de la chambre régionale des comptes qui s’en est suivie, le Préfet décida d’augmenter les impôts de 8,3%. pour sauver l’essentiel.

Personne aujourd’hui ne peut contester, sauf à être d’une mauvaise foi évidente, l’effort sans précédent qui a été consenti pour assainir les finances de la ville.

2. Améliorer la transparence administrative de l’action municipale

Ce fut un de mes engagements de campagne. Quelques exemples précis :

  • J’ai décidé de fixer les séances du conseil municipal à un horaire régulier, à savoir 17h00. Durant la période pendant laquelle mes délégations de fonctions ont été retirées, si j’ai dû réunir le conseil municipal plus souvent, j’ai toujours veillé à fixer un horaire « raisonnable » pour le fonctionnement des services municipaux et le public.
    Faut-il rappeler la décision de M. Palix de réunir le conseil municipal que tous les 3 mois de crainte d’affronter le débat démocratique et les horaires particuliers des séances. (le conseil municipal du 15 novembre 2010 s’était achevé à 2h15 du matin !).
  • Je m’étais engagé à assurer la transparence administrative par l’accès aux documents administratifs. D’un simple clic désormais tout administré peut consulter et télécharger sur le site Internet de la ville les documents essentiels tenant à sa gestion : comptes administratifs, budgets, rapports des délégataires, rapports de la chambre régionale des comptes.
  • Je m’étais engagé à désigner comme président de la commission des finances un membre de l’opposition. La promesse a été tenue. L’heureux élu fut M. Palix lui-même !
  • Enfin, au-delà de la transparence administrative, l’un de mes engagements était que l’action municipale soit guidée par une certaine idée de l’éthique. Que les édiles étaient élus pour servir et non pas pour se servir. Parce que c’est la réalité, je rappelle que je n’utilise ni véhicule de service, ni carte essence, ni téléphone de la mairie comme je m’y étais engagé.

Qui peut contester que ces mesures constituent une réelle avancée ? Que de chemin parcouru en matière de transparence administrative par rapport aux pratiques d’un autre âge de M. Palix.

3. Une gestion du personnel moins erratique

J’ai évité durant le début de mon mandat d’effectuer la valse des chefs de service que l’on a connu continuellement sous le mandat Palix en gardant une stabilité dans la gestion du personnel. J’ai surtout veillé à ce qu’il y ait une répartition des rôles du politique et du fonctionnaire conformément aux textes réglementaires en évitant l’immixtion du politique dans l’administratif.

J’ai également souhaité instaurer une gestion plus stricte de la masse salariale en décidant de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite. Cette politique doit nous permettre tout en maîtrisant les dépenses de personnel d’améliorer à court terme, c’est-à-dire dès 2016, les conditions de rémunération des agents par l’octroi d’un régime indemnitaire plus équitable.

Comme vous pouvez le constater sur la base de ces mesures tangibles, avec mon équipe nous avons engagé des actions dont beaucoup portent aujourd’hui leurs fruits. Je sais qu’il faut aller plus loin et plus vite.

Nous avons également travaillé des dossiers très importants pour le devenir de la ville qui n’attendent qu’à être mise en œuvre.

  • Je veux parler de la gestion du port qui sera publique avec la création d’une régie disposant de l’autonomie financière et de la personnalité morale.
  • Je veux parler de la politique touristique qui aura pour objectif principal d’attirer les touristes en dehors de la période estivale, mais encore celle des animations en développant les manifestations de proximité en ville (notamment les bals autour des commerces l’été) et la coproduction pour le théâtre Jules Verne.
  • Je veux parler du PLU qui est en cours de modification afin d’éviter les errements du passé notamment bétonnage.

Florilège des mesures Palix

Sans être exhaustif, je vous livre un florilège des mesures aussi incohérentes que nocives prises entre 2008 et début 2014 par M. Palix :

  1. La décision d’augmenter en 2009 les impôts ménages de 24% et le laxisme dont il fait preuve en laissant filer, la même année, les dépenses de gestion qui dérapent de 6,99%.
  2. Il annonce dans Var-Matin, le 04 avril 2009, la construction d’un hôtel aux Grands Ponts, je cite : « Par ailleurs, 3 200 m2 sont prévus à proximité pour la construction d’un hôtel 3 étoiles de 100 chambres. L’appel d’offres a été lancé, les négociations sont en cours. ». L’appel d’offres n’a jamais été lancé !
  3. Il autorise au mois de juillet 2011 la réfection de la façade du Casino de jeux, après avoir annoncé la rénovation complète du bâtiment en affirmant lors du conseil municipal du 12 juillet 2011, je cite : « il y avait un problème d’effritement… j’ai pensé qu’il y avait quand même une urgence à refaire cette façade ». Les travaux de ravalement ont été interrompus en août pour être repris en octobre. Voici, une conception toute particulière de l’urgence…
  4. Il annonce dans le journal municipal du mois de septembre/octobre 2011 la réhabilitation du Casino sur le site actuel, alors même, qu’il indiquait en 2008 dans ce même journal, je cite : « L’état de dégradation avancé du Casino actuel ne permettait plus, malheureusement, de rénovation et de réhabilitation in situ, sur sa superficie trop faible…».
  5. Il a axé sa campagne électorale sur une critique nourrie de la médiathèque dont la maîtrise d’ouvrage avait été déléguée, par la précédente municipalité, à la société Var Aménagement Développement (VAD) et il décide de confier, à mi-mandat, la plupart des opérations de travaux à cette société.
  6. En 2009, il décide et autorise, malgré l’avis défavorable de l’architecte des bâtiments de France, l’implantation d’un nouveau manège et d’un kiosque buvette situés allées Vivien en face des baraques à sandwiches pour en 2011, demander l’expulsion manu militari de l’exploitant. Comprendra qui pourra.
  7. Il décide la préemption de la « Caravelle » pour construire sur ce site remarquable un centre intergénérationnel. Le centre ne verra jamais le jour. Peu de temps après, il déclare lors d’un conseil municipal du 31 juillet 2009, je cite : « J’ai le projet d’y faire quelque chose à caractère social ». Aucun projet social n’a été réalisé. Savait-il lui même ce que recouvrait ce « quelque chose » ?
  8. La construction d’un immeuble rue Laennec qui a soulevé une levée de boucliers des riverains en raison de la hauteur du bâtiment. M. Palix a essayé de s’exonérer de sa responsabilité en affirmant que c’était son prédécesseur qui avait établi le PLU alors que c’est lui qui a signé le permis de construire litigieux et qu’il est donc le seul responsable.
  9. La téléconsultation en 2013 des Bandolais qui a coûté la modique somme de 12 000 €.
  10. Enfin, ce qui pourrait prêter à sourire, il organise dans un bâtiment public un Festival de la Voyance du 30 octobre au 3 novembre 2013 avec des consultations payantes. Et dire que M. Palix se permet de donner aujourd’hui un avis éclairé sur les animations de la ville…

Au vu de ces mesures révélatrices d’une gestion fantaisiste et nocive, il y a de quoi faire profil bas sauf à être frappé d’amnésie.

Il n’appartient qu’à vous de continuer dans la voie de l’exigence d’une gestion financière rigoureuse que j’ai menée et que je vous propose de reconduire pour préserver les services fondamentaux à la population et d’un développement harmonieux et raisonné de Bandol.

Catégorie: Elus