Jean-Paul Joseph
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En marche arrière pour notre adversaire

Dans sa campagne inspirée des méthodes de Trump, notre adversaire au second tour ne cesse de qualifier de manière mensongère notre liste sans étiquette de liste En Marche, espérant probablement que le contexte national aura un impact au niveau local.

Il est en revanche bien moins gêné par En Marche lorsqu’il revendique le soutien de partis ayant conclu des accords nationaux avec ce parti. En effet, le parti dont il a l’investiture, les Républicains, a fait alliance un peu partout en France avec En Marche. Cette semaine, c’est du soutien de l’UDI qu’il se réclame, parti également proche de LREM dans le cadre des municipales 2020 (cf https://www.lejdd.fr/Politique/a-lassemblee-jean-christophe-lagarde-et-ludi-sallient-a-la-majorite-3922197). Une belle marche arrière.

Chacun est libre de se rapprocher de qui il veut, mais cette duplicité de discours visant à qualifier de manière mensongère ses adversaires de liste LREM puis à revendiquer le soutien de partis qui font alliance avec, est très significative de l’hypocrisie du discours.

En ce qui nous concerne, nous assumons parfaitement que la députée de notre circonscription soit sur notre liste : nous savons que cela sera profitable à Bandol et renforcera la parole de la ville au niveau local et national. Les mêmes qui font le reproche à la majorité sortante d’un soi-disant isolement institutionnel de Bandol (nous y reviendrons dans un prochain article…) nous reprochent également d’avoir une députée sur notre liste ! Il faut choisir…

Nous assumons également que nos colistiers sont de sensibilités politiques diverses : certains d’entre nous sont de gauche, d’autres du centre, certains de droite modérée, d’autres d’une droite plus traditionnelle et enfin certains complètement apolitiques. Nous savons être tolérants et mettre nos orientations politiques personnelles de côté en vue de travailler pour Bandol. C’est bien pour cela que nous nous présentons avec une liste sans étiquette politique, car nous pensons qu’une liste communale transcende les partis nationaux.

N’est-ce pas cela rassembler les Bandolais ? Cette phrase, pourtant si présente dans les discours de notre adversaire, se retrouve peu dans ses actes, lui qui stigmatise les électeurs de telle liste non présente au second tour ou poursuit en justice 3 têtes de liste ayant réuni plus de la moitié des votes des Bandolais au premier tour. Une bien curieuse manière de rassembler.

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