Jean-Paul Joseph
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L’opposition déserte le conseil municipal

Panne d’idées ? Manque d’inspiration ? A bout d’arguments et faute de propositions, l’opposition a décidé de ne pas siéger pour le conseil municipal du 22 juin, sans prévenir, ni sans excuser.


Mme Cercio a montré depuis de nombreux mois qu’elle se déjugeait elle-même auprès des Bandolais. Après avoir promis une «opposition constructive », Mme Cercio et son groupe n’ont eu de cesse de dénigrer, rejeter et critiquer en permanence tout en se plaignant de ne pas pouvoir s’exprimer. Le règlement intérieur du conseil municipal est plus favorable à l’expression de l’opposition que ce que prévoit la loi. Les nombreuses questions posées par l’opposition en dehors des conseils municipaux reçoivent toutes des réponses circonstanciées. Malgré cela, Mme Cercio et son groupe préfèrent une opposition « de principe », bornée et stérile plutôt qu’un dialogue intelligent.

Difficile de savoir ce que Mme Cercio propose tant elle ne sait qu’entraver et regimber. Cette absence d’idées et de projets ne profite guère à Bandol, c’est regrettable. Mme Cercio aveuglée par son ambition politique et ses prétentions à devenir la 1ère édile oublie qu’un projet politique se construit, en équipe.

Pour exister, Mme Cercio choisit l’esclandre, le coup d’éclat, le plus souvent médiatique. Après avoir promis qu’elle se tairait dans les conseils municipaux, la voici qui disparait. Sa stratégie de communication, confuse et imprévisible, est la preuve supplémentaire que l’intérêt de la ville et des Bandolais passent bien après la « carrière » qu’elle espère. En n’honorant pas ses obligations d’élue, Mme Cercio méprise ses électeurs. Son calcul est simple, ou plutôt simpliste : se dire muselée par le maire pour mieux se victimiser dans la presse ou les réseaux sociaux dont elle use et abuse sans retenue. Qui sera dupe ? Le conseil municipal est le lieu démocratiquement prévu pour le débat, sous toutes ses formes et par tous les élus désignés par le vote des Bandolais.

Ne pas siéger, ne pas débattre, fuir les instances, c’est montrer pour le peuple et les institutions un profond mépris. Mme Cercio se ridiculise devant tous et ne trompe qu’elle-même. Elle ne fait que révéler le vide sidéral de son « programme ». Mme Cercio nous montre son vrai visage : elle confond l’exercice du pouvoir, au service de tous, en se montrant irréprochable avec un certain goût pour la mise en scène et le culte de la personnalité.

Loin de ce que doit être un élu.

Catégorie: Conseil municipal