Jean-Paul Joseph
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Quand l’opposition lache ses électeurs

Voici la déclaration que j’ai faite en ouverture du conseil municipal du 27 septembre:

« Je voudrais attirer votre attention sur une situation qui me parait particulièrement préoccupante.

D’ordinaire, Mme Goncalves est présente, mais cette fois, un évênement personnel imprévu ne lui permet pas d’assister à ce conseil.

Elle est la seule élue de l’opposition à participer aux conseils municipaux depuis plus d’un an.

Je constate donc qu’il n’y a aucun membre de l’opposition aujourd’hui.

Je voudrais alerter sur cette situation qui peut se reproduire et qui remets en cause le principe même de la démocratie dans notre ville.

Il ne peut y avoir de débat au sein du conseil sans représentants de l’opposition démocratiquement élue. C’est grave ! Cela veut dire que 58% des électeurs bandolais ne sont pas entendus, ne sont pas représentés.

Ces élus ne viennent jamais au conseil, mais ils ne sont pas plus présents dans les organes représentatifs de la commune, ni dans les commissions ! Sachant que nous n’avons pas le droit d’exclure de ces commissions ces élus qui ne viennent jamais. Aucune sanction ne peut être prise non plus pour cette désertion délibérée. Le législateur a sans doute pensé que la situation ne se produirait pas. Etre élu, ce n’est pas rien ! C’est un honneur, c’est servir sa ville, c’est respecter les électeurs ! Et bien malheureusement pas pour tout le monde !

Nous toucherons du doigt les conséquences que cela crée lors des premières délibérations.

La solution serait pourtant simple ; qu’ils démissionnent ! ainsi des élus de leur liste pourront siéger et représenter les 58% d’électeurs bandolais qui ont voté pour eux.

L’opposition ne peut pas davantage être représentée par des élus ayant quitté la majorité.

Cela n’aurait aucun sens vis-à-vis des électeurs qui ont voté pour notre liste.

La logique et un peu de courage voudrait d’ailleurs que ces élus démissionnent aussi.

C’est ce qu’a d’ailleurs fait un élu de la majorité en début de mandat. Il n’était pas d’accord avec notre action, il n’a pas quitté la majorité, il a démissionné. C’est cohérent.

Cela ne veut pas dire que nous ne répondrons pas aux questions posées par ces élus, mais il ne peut y avoir de débat au sens que je viens d’indiquer. Ils ne représentent aujourd’hui personne d’autre qu’eux-mêmes. Il ne peut s’instaurer de discussion sur la politique menée par notre majorité puisque c’est justement le rôle des élus issus des listes d’opposition. »

 

 

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