Jean-Paul Joseph
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Pouponnière : un centre médical de première importance

Depuis maintenant près de 4 ans, les Bandolais, les associations et la municipalité se mobilisent pour aider la pouponnière Les Lauriers Roses à concrétiser son projet de nouveau centre d’accueil pour enfants et adolescents polyhandicapés.

Ce bel élan est à saluer : au-delà des dons collectés et de la générosité qui s’exprime spontanément, nous sommes tous très attachés à garder les Lauriers Roses dans notre ville.

Rappelons que l’actuel établissement est devenu trop petit, inadapté et qu’il est loué à des propriétaires privés.

La nouvelle Pouponnière verra le jour d’ici quelques mois dans un nouveau cadre et avec un nouveau bâtiment. La municipalité a permis la réalisation de ce projet en mettant gratuitement à disposition un terrain de plus de 15.000 m² situé sous la copropriété des Katikias.

La Pouponnière va pouvoir augmenter sa capacité d’accueil en passant de 30 à 43 lits. Elle emploie actuellement entre 48 et 60 personnes et fait appel à de nombreux spécialistes libéraux en sus pour certaines fonctions et à des agences médicales spécialisées.

Le projet va permettre une prise en charge bien différente puisque des locaux modernes, de plein pied, bien aérés, avec de larges couloirs permettront une déambulation facile pour de petits enfants handicapés.

Toute la technicité actuelle les accompagnera, avec un service de rééducation contemporain ainsi qu’une balnéothérapie.

La grande nouveauté est que ces services vont être ouverts aussi en ambulatoire aux enfants extérieurs à l’établissement, et répondront aux besoins de prise en charge à la fois pour les soins et pour l’apprentissage scolaire, sur un même lieu avec des professionnels compétents afin de familiariser très tôt ces enfants par une insertion sociale, évitant ainsi de les marginaliser dès la petite enfance.

Ce magnifique projet s’inscrit parfaitement dans le paysage et son architecture s’intègre avec bonheur en respectant le cadre naturel qui l’accueille.

Ce sont d’ailleurs les conclusions du commissaire enquêteur (le rapport d’enquête publique est consultable dans sa totalité en cliquant sur ce lien) :

« Je considère que le projet de mise en compatibilité du PLU pour la création d’un site d’équipements collectifs et publics de la ville de Bandol correspond :

  • A un besoin d’intérêt public car la Pouponnière actuelle ne peut demeurer en son site actuel.
  • A une recherche du meilleur compromis entre les besoins du nouvel établissement et les réserves foncières de la commune.
  • A une volonté d’allier le besoin et l’esthétique du futur établissement à la préservation la plus douce et naturelle possible du site du Bois Maurin et le respect de l’architecture actuelle du site des Katikias.

J’estime que l’impact environnemental, bien que réel, est limité et que le projet de la commune, en zone urbaine, est assez respectueux de la nature et de l’existant par une volonté de préservation des végétaux les plus emblématiques, la préservation d’espèces boisés et une architecture intégrée la moins invasive possible.»

Quelques esprits chagrins de voir Bandol s’inscrire dans une dynamique d’ouverture et de progrès se sont bien entendu opposés à ce projet en avançant des arguments qui tous ont été réfutés par le commissaire enquêteur et les multiples commissions (comme la commission des sites, connue pour l’attention particulière qu’elle porte à la préservation des espaces boisés). Mme Caune, pour l’association Bandol Littoral, fait mine de soutenir le projet tout en s’interrogeant beaucoup sur son impact. Le commissaire enquêteur lui répond d’un mot :

«L’Etat, la Commission des Sites, l’architecte des bâtiments de France et le syndicat mixte du SCoT ont émis un avis favorable. La nouvelle pouponnière est un projet conçu autour d’un vaste consensus réunissant les élus de Bandol et les partenaires institutionnels de la ville ».

M. Demory, au nom de la Confédération Environnement Méditerranée, a vu également toutes ses observations battues en brèche. Mais il n’en démord pas, menace et accuse maintenant sur son compte Facebook :

« Nous reviendrons en détail sur cet avis du commissaire enquêteur… Dans l’immédiat nous soumettons à réflexion (plusieurs) articles qui analysent les limites et faiblesses de notre système d’enquêtes publiques et de commissaires enquêteurs. A l’heure où il est question de transparence, la question mérite d’être évoquée ».

Ces recours systématiques sont insupportables tant dans leur forme que sur le fond. Non seulement ils font perdre du temps et de l’énergie dans des dossiers qui à cause d’eux prennent du retard mais en plus la sincérité de leur démarche est plus que douteuse. S’agit-il vraiment de défense de l’environnement ? De préserver le milieu naturel ? D’éviter le bétonnage ? Rien n’est moins sûr et à lire les commentaires sur les réseaux sociaux et le buzz que ces opposants cherchent vainement à créer transparaît clairement une volonté de blocage qui n’a qu’un seul objectif : tenter d’exister politiquement.

L’engagement politique est une noble cause qui ne supporte pas d’être galvaudée. Le courage de s’exprimer à visage découvert, sans détour, en apportant des solutions dans le souci de l’intérêt collectif plutôt que de s’opposer à tout à des fins personnelles n’est visiblement pas donné à tous.

Catégorie: environnement, Urbanisme